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Nous avions pour projet de nous perfectionner en plongée en passant nos niveaux français. Nous étions tous les 2 advanced, ce qui correspond à un niveau 2 international et nous permettait de faire l’essentiel des plongées loisirs qui nous intéressaient, mais il nous est arrivé de ne pas se sentir en sécurité dans certains clubs de plongées. Or la formation française est réputée comme étant une des plus complète et rigoureuse, donc nous avons décidé de passer une équivalence niveau 2 en Polynésie. On s’était bien renseigné avant en Bretagne, mais quand le gars nous avait dit que les exercices se faisaient dans une eau à 7°C, il m’a perdu à tout jamais ! Bref quoi de mieux qu’une eau à 28°C avec une visibilité exceptionnelle pour progresser ? 

On a choisi de faire notre formation à Moorea pour 2 raisons. La première c’est que l’on avait réservé un pass avion pour la suite du voyage qui nous obligeait à faire le tour des îles en 28 jours. Comme il fallait compter une petite semaine pour la formation, on a préféré garder plus de temps pour notre visite des îles. La deuxième c’est que Moorea est située seulement à seulement ½ heure de bateau de Tahiti et qu’elle ressemble un peu plus au paradis que l’on s’imaginait en venant en Polynésie. 

Finalement après 4 jours de plongées à simuler des remontées d’urgence, un petit tour à 40m de fond et un exam écrit de 2h face à la mer, on a obtenu notre certification plongeurs niveau 2 français !  Avec en prime une équivalence « Rescue » , soit le niveau 3 international. 

On est ravis de pouvoir réagir en cas d’imprévus sous l’eau et on a qu’une hâte maintenant c’est de mettre nos exercices en pratique !  Mais non bien sûr, on espère que ça nous servira jamais, et on a juste envie de profiter de vraies belles plongées polynésiennes. 

Au-delà de notre formation de plongée, Moorea a été pour nous un véritable coup de cœur. Ses belles montagnes acérées, comme dessinées par un simple coup de crayon et son lagon aux milles et une nuances de bleu formaient un paysage idyllique. Mais même après 8 jours passés sur cette petite île, on ne peut pourtant pas dire qu’on la connaisse bien. En effet on a loué un scooter une journée pour en faire le tour, on a randonné une demie journée avec des amis et on a fait des allers-retours au club de plongée, mais à part ça on n’a pas beaucoup bougé de notre pension.

Et vous allez tout de suite découvrir pourquoi. Ce lieu était un véritable petit havre de paix : notre tente plantée face à la mer, des petites tables disposées sur la plage pour manger en regardant les ailerons de requins tourner à la recherche de touristes imprudents (je vous rassure c’étaient des pointes noires inoffensifs), un jardin avec des arbres fruitiers à profusion, couché de soleil époustouflant… Mais en plus de tout ça nous avons rencontré un bon nombre de gens extraordinaires. 

Nous avons été accueilli les bras ouverts par Mika et Vera, 2 woofeurs qui vivaient à la pension. Ils nous ont plus appris sur la vie en Polynésie que l’on aurait espéré pendant ce voyage. Il nous ont enseigné à pécher et préparer du poisson, chasser les toupas (crabes de terre), cuisiner le uru, débourrer une coco pour ensuite la râper et en extraire le lait, attraper les fruits au filet,… Et grâce à eux on connaît aussi quelques mots tahitiens. 

La vie était douce à la pension Teataura : on passait nos journées à discuter avec les gens de passage et quand on avait faim on n’avait qu’à cueillir une mangue, une carambole ou un avocat et pêcher du poisson les pieds dans l’eau avec un fil de nylon et un hameçon. En prime après avoir vidé le poisson les raies pastenagues venaient se régaler des restes directement dans notre main. Parfois on empruntait un kayak pour aller snorkeler un peu plus loin dans le lagon avec les tortues, raies et requins. Maintenant vous comprenez mieux pourquoi on est restés casaniers. On a tellement aimé ce lieu et que l’on y a laissé une partie de nos affaires afin de voyager plus légers autour des îles. On sera donc obligés d’y retourner avant de quitter la Polynésie.