Karijini National Park

 

On a quitté la mer pour s’enfoncer dans les terres de l’outback australien. Le sable devenait de plus en plus rouge, les températures montaient, on croisait des aborigènes, à coup sûr on avait changé de décor !

Premier arrêt à Tom Price la ville à l’entrée du parc histoire de découvrir le système de santé Australien. Avec tout ce temps en eau glacial, c’était mon tour d’être malade et pour compliquer un peu les choses, j’avais besoin d’un traitement antibiotique et pas moyen d’en avoir à la pharmacie sans ordonnance. On a donc eu le plaisir de découvrir le centre de santé de Tom Price avec ses deux secrétaires aux petits soins, le gentil Dr Qalo et une pharmacie un peu moins bien organisée où on a eu l’impression qu’ils avaient dû fabriquer leurs médicaments tellement il leur a fallu du temps pour nous les délivrer. Dans tout ça il vaudrait mieux que je m’installe en Australie vue le prix de la consultation ici…

Après cette petite parenthèse, direction « Harmesley gorge » dans le parc de Karijini. C’était une jolie gorge où l’on pouvait se baigner mais vu l’heure et vu mon état on ne s’est pas attardés et on s’est trouvés un jolis décor de montagne pour une bonne nuit réparatrice.

Le lendemain, un peu près sur pied, on a découvert les nombreuses piscines naturelles de « Dales gorge » : Fortescue falls, Circular pool et notre préférée Fern pool. Avec les températures qui grimpaient à plus de 40° à l’ombre en journée (notre record : 43°!), je vous laisse imaginer le plaisir que l’on avait à barboter dans ces eaux fraiches.

On est ensuite allés découvrir « Kalamina gorge » en empruntant une route réservée aux 4×4. Cette-fois notre voiture a réussi le test haut la main, ce qui était rassurant vu le reste du parcours que l’on avait prévu, on allait devoir encore conduire sur de nombreuses routes pour 4×4.

On a passé la nuit au camping de Dales Gorge où les rangers à l’accueil n’étaient pas très rassurants : « on a eu plusieurs morsures de serpents récemment, ne sortez jamais sans chaussures et sans lampes et si vous vous faites mordre, venez directement pour qu’on vous évacue en hélicoptère »,. Après une bonne nuit où les serpents sont restés sages, on a pris la mesure de la véritable grandeur du parc en se rendant aux « cinq gorges ». C’est un endroit époustouflant où on a l’impression que la terre s’est littéralement déchirée en laissant de majestueuses entailles dans le paysage. On s’est attaqués à la « spider walk », une rando connue au fond de Hancock Gorge, pas par le nombre élevé d’araignées que l’on peut y trouver (mais ça aurait pu!), mais parce qu’il faut les imiter pour la parcourir. Il y a des passages où l’on escaladait les parois, d’autres où l’on passait dans l’eau, d’autres où il fallait être en équilibre entre deux parois, pour au bout avoir une superbe récompense : Kermits pool. C’était un lieu enchanteur où les quelques rayons de soleil qui y pénétraient rendaient l’eau cristalline. Dans le même genre on s’est ensuite aventurés dans la « Weano gorge » pour découvrir au bout la Handrail pool, magnifique elle aussi.

Après s’être bien rafraichis, on a repris la route vers Broome pour un long trajet de 8h de voiture. C’est le moment où l’on a rencontré pour la première fois les vrais « road trains », un camion tirant  4 à 5 remorques attachées les unes aux autres. Il y en avait beaucoup sur la route à cause des nombreuses mines que comportait cette région. Ces monstres de fer roulant étaient très impressionnants avec leurs remorques oscillant comme une chenille. Surtout quand on devait les doubler sur une petite route à double sens, il valait mieux bien prévoir son coup car ils mesurent souvent plus de 50m de long.

On a atteint Port Hedland juste avant la tombée de la nuit. C’était une ville portuaire vers laquelle convergait tous les road trains qui faisaient la liaisons avec les mines alentours, plutôt déprimant comme endroit. Comme il est préférable de ne pas conduire de nuit en Australie à cause du risque élevé de collision avec un animal, on n’a pas eu le choix que de s’y arrêter pour dormir. On a réussi à trouver un petit endroit non bétonné sur une aire de repos le long de l’autoroute où l’on a été bercés toute la nuit par le bruit des énormes road trains qui passaient seulement à quelques mètres de nous à toute allure (ils sont tellement gros et équipés de pares-buffles qu’ils n’ont pas peur de renverser des animaux la nuit).

 

 

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