Kalbarri

 

On a atteint journée Kalbarri en fin de journée après plusieurs heures de route et on n’a pas pu résister à se diriger vers la mer car on avait entendu qu’on pouvait voir des baleines à cette saison. On n’en a pas vu finalement, mais on a eu la bonne surprise de tomber sur de magnifiques falaises stratifiées découpées par le vent et l’assaut des vagues. Leur couleur rouge flamboyait, illuminée par les rayons du soleil couchant, c’était époustouflant. On s’est même offert une petite balade jusqu’à la mer, les roches prenaient des formes et des couleurs différentes à chaque virage, le spectacle était grandiose. Vivement le lendemain pour découvrir le reste de ce grand parc !

C’est réellement ce soir-là qu’on a pris conscience que la vie Australienne s’éteignait avec le soleil. Pas moyen de trouver un camping ouvert après 18h (le soleil se couche à 18h15) et on a été obligés, après avoir visité tous les campings de la ville, de faire 45 minutes de route jusqu’à la première air de camping gratuite (pas besoin de réception au moins !) située en dehors du parc national. Heureusement aucun Kangourou ne s’est jeté sous nos roues, ils sont restés bien sages sur le bas-côté. Cette fois-ci on s’est bien habillés avant de se coucher : pantalon chaud, chaussettes, tee-shirt à manches longues, pull, écharpe, bonnet, sac de soir, sac de couchage, bref quasiment tout le sac à dos y est passé !

Le lendemain on a poursuit notre découverte du parc de Kalbarri en commençant par la partie centrale, là où les gorges semblaient éventrer la terre. Des petites randos de quelques kilomètres nous permettaient tantôt de profiter de jolis point de vues sur les gorges et d’autres fois de descendre les explorer. Ces petites ballades ont été pour nous l’occasion de découvrir la plaie des mouches australiennes. On en avait déjà entendu parler mais pour nous cela restait un mythe car à part quelques mouches un peu insistantes, elles ne nous avaient pas encore embêtés. C’était chose faite, leurs copines s’en étaient chargées. Il faut imaginer : des dizaines de mouches qui essayaient toutes de rentrer en même temps dans la bouche, les yeux, le nez, les oreilles ( et oui elles ont un problème avec les orifices), ça peu gâcher l’instant ! Bon je vous rassure on s’y ai fait plutôt vite (question de survie) et c’était rigolo de voir que personne n’est épargné. Il y a ceux qui ont la technique de la branche qu’ils agitent devant leur visage, ceux qui s’emmitouflent dans leur foulard et les organisés qui ont investi dans une moustiquaire de tête !

Avant de regagner la côte, on a fait une deuxième tentative de snorkeling dans le « blue hole » de la baie de Kalbarri, une zone entièrement protégée du courant et des vagues de façon naturelle. Pas de chance, cette fois la mauvaise visibilité nous a empêchée de voir quoi que ce soit. On en a quand même profité pour se faire une petite toilette à la fraîche car les campings gratuits c’est bien mais la plupart du temps il n’y a ni toilettes ni douches, donc il faut savoir improviser pour se laver !

On a fini notre exploration là où elle avait commencé la veille, par la partie côtière du parc et à nos yeux, la plus belle. Ces paysages magnifiques étaient encore mieux mis en valeur par la lumière du soleil qui descendait à l’horizon, on en a pris pleins les yeux. Seul bémol nos yeux affûtés n’ont pas pu débusquer la moindre baleine, elles sont restées timides !

 

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