Bacalar

Après avoir passé avec succès le contrôle antidrogue de la douane Mexicaine et enrichi les douaniers de quelques centaine de pesos nous voici arrivés au Mexique, notre dernier pays d’Amérique centrale.

On file directement à Bacalar, une destination peu touristique du Yucatán (il n’y en n’a plus beaucoup, donc on en profite !) que nous ont conseillés plusieurs autres voyageurs. Bacalar est une jolie petite ville située au bord du lac du même nom.Le village a été nommé il y a quelques années “el pueblo magico”, du fait de son rythme de vie tranquille et de la beauté de son lac, que l’on appelle aussi le lac au 7
couleurs. En effet il porte bien son nom : ses eaux vont du bleu turquoise transparent au bleu foncé en fonction des endroits et des moments de la journée. On profite de ce bel endroit pour se prélasser, se baigner et bouquiner. Le seul bémol est que les bords du lac sont occupés par les maisons et les hôtels. Le seul moyen d’accès à l’eau est d’emprunter l’unique  ponton public, dommage…

Pas très loin on découvre aussi notre première cénote : la cénote Azul. Les cénotes étaient à l’origine des grottes dont le plafond en calcaire s’est effondré, laissant seulement un trou. Elles parsèment les sols du Yucatán comme un gruyère et sont reliées au réseau de rivières souterraines, ci-bien que parfois on peut passer de l’une à l’autre sans remonter à la surface. Cette cénote n’est pas très impressionnante vue de l’extérieur on dirait plutôt un grand lac. Mais quand on plonge dedans on se rend compte de son étonnante profondeur, environ 70m, et de la clarté stupéfiante de ses eaux. Les jeux de lumière que crée le soleil en pénétrant dans ces eaux bleues profondes sont magiques.

Globalement on est plutôt agréablement surpris de nos premiers pas au Mexique. La vie y est plus tranquille et moins chère qu’au Guatemala. On appréhendait un peu après avoir rencontré des Français au Belize qui avaient fait globalement le même trajet que nous avant d’arriver au Mexique (de la Bolivie à la Patagonie) et qui avaient très mal vécu leur immersion dans le pays. Ils avaient eu un peu le même ressenti que nous au Guatemala : un tourisme très oppressant qui leur avait donné envie de “fuir” le pays au plus vite. Après réflexion, on pense que c’est surtout le contraste avec le tourisme mieux organisé et contrôlé de l’Amérique du Sud qui nous a frappé et nous a fait nous sentir mal à l’aise dans nos pays d’arrivés respectifs.

 

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