Caye Caulker–Belize


Le Belize, c’est ce petit pays peu connu qui se situe entre le Guatemala, le Mexique, et la mer des Caraïbes. C’est plutôt une étape pour nous car le niveau de vie y est élevé et on ne peut pas s’y éterniser. A peine quelques mètres après avoir passé la frontière, on se sent déjà déjà dépaysés. Déjà on y parle Anglais, première fois depuis 3 mois que l’espagnol ne résonne plus à nos oreilles, c’est dur au début de retrouver ses mots anglais, après tout ce temps c’est l’espagnol qui vient spontanément. Ensuite, les villes paraissent plus riches, les maisons sont plus grandes et plus espacées. Les Béliziens ne sont pas typés comme les autres peuples d’Amérique centrale car une grande partie de la population est Garifuna. Les Garifuna sont un peuple qui descendent des Africains de l’ouest et de Caribéens, ils ont donc la peau noire et les cheveux crépus. L’ambiance nous fait un peu penser à la Jamaïque (même si on n’y est jamais allés !) car il y a beaucoup de rastamen et les trois couleurs jamaïcaines sont partout, la devise des gens est “go slow !”. Le plus surprenant pour nous a été la découverte de leurs cimetières : construits le longs de la route sans clôture pour les délimiter, ils envahissent le terre-plein central et se prolongent de l’autre côté de la route. Comme pour le Guatemala, il est conseillé d’éviter la capitale, Belize City, à cause du taux élevé de criminalité. On s’y est donc seulement arrêtés le temps de prendre un bateau pour une des nombreuses îles du large de Belize.

A peine sur le bateau, on comprend pourquoi le Belize est une des destinations touristiques favorite des riches Américains. Le soleil diffuse une douce chaleur et des dizaines d’îlots sauvages ou habités parsèment le bleu turquoise parfait de la mer. Deux îles principales sont accessibles aux touristes moyens depuis Belize city. La première est Caye Caulker : la plus petite, ambiance plutôt cool, pas de route goudronnée mais pas de réelle plage où se prélasser. La deuxième est San Pedro (ou Ambergris Caulker) : belles plages de sable blanc mais aussi plus friquée et plus bétonnée. Je vous laisse deviner laquelle on a choisi pour nos quelques jours au Belize…

Malgré les prix élevés on a réussi à se dénicher deux lits dans un dortoir au bord de la mer et on est partis à la recherche d’un semblant de plage pour se baigner. En effet la seule belle plage de sable blanc de l’île fait aussi office de port donc pas possible de barboter ici, sauf si on aime le bruit des moteurs et l’odeur de l’essence. Un autre endroit sympa est “le Split”, un chenal qui coupe l’île en deux, l’eau turquoise donne très envie mais le spot est exploité entièrement par un gigantesque  bar-restaurant et les exploits de leur DJ nous décident vite à fuir. C’est finalement pas très loin de notre hôtel qu’on a trouvé une petite plage d’où aller explorer les eaux Béliziennes. Pas beaucoup de poissons à l’horizon, si ce n’est cet étrange poisson de fond avec son nez en trompette et ses pattes palmées. Après une petite recherche il semblerait que l’on ait rencontré un poisson chauve-souris.

On est venus au Belize avec l’envie de se remettre à la plongée mais les prix exorbitants nous ont vite fait déchanter. Notre rêve d’explorer le grand trou bleu de Belize est vite tombé à l’eau. Ce n’est pas grave, à la place on a décidé d’aller explorer ces belles eaux bleues en snorkeling. Un bateau nous a amené à Hol Chan, réserves marine où nous attendaient de beaux récifs coralliens peuplés par des milliers de poissons. Nous n’avons pas été déçus, les eaux étaient peu profondes donc aucun problème pour les explorer en snorkeling. On a passé la journée à nager au milieu des poissons multicolores, des raies aigles, et des requins nourrices. En plus l’avantage du snorkeling c’est que notre guide pouvait régulièrement remonter à la surface pour nous expliquer les différentes espèces de poissons que l’on avait vu. Sur le chemin du retour on s’est arrêtés contempler la danse des bones fish, énormes poissons qui nagaient près de la Mangrove, et faire un petit coucou à des hippocampes qui campaient au milieu des filets de pêche. La cerise sur le gâteau c’est que notre guide nous a pêché notre repas du soir lors de la dernière sortie en mer. Au menu : poisson en papillote à la Bretonne accompagné d’un rhum vieux Bélizien également offert par notre guide.

 

Le lendemain on a décidé d’emprunter un des canoës de l’hôtel pour partir explorer l’île. On a vu une raies aigle, une étoile de mer géante et quelques poissons. En effet on a eu beaucoup de mal à trouver un petit bout de sable où poser le canoë : les seuls coins qui n’étaient pas occupés par les Mangroves ont été privatisés par les hôtels. On n’osait pas trop nager dans les mangroves après que l’on ait appris que le chien de l’hôtel s’était fait mordre sur notre petite plage par un crocodile, en effet l’espèce est endémique du coin. Malgré tout on est quand même allés faire un tour à quelques mètres de là avec les bones fish, la tentation était trop forte, et après notre bain au milieu des requins la veille, même pas peur !

 

One thought on “Caye Caulker–Belize

  • Superbe, les photos et la vidéo sont époustouflantes, vraiment un grand bravo et merci de nous faire partager ces moments. Dans le reportage je n’ai pas vu de bonefish mais des tarpons à faire rêver tout pêcheur à la mouche !

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